Producteur

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Bussia Soprana

Bussia Soprana

Monforte d'Alba · Piemonte · Italie

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"Sono nato zingaro e zingaro rimango."

"Sono nato zingaro e zingaro rimango."

je suis né bohémien, et bohémien je resterai

je suis né bohémien, et bohémien je resterai

Silvano Casiraghi n’a jamais rien vendu. Seulement acheté.


En 1992, il achète sa première cascina à Bussia. À l’époque, il n’y a presque rien — un pré, une vieille étable avec son fenil. Pas de vignes plantées, pas de cave, pas de maison digne de ce nom. Juste un versant qu’il a jugé digne d’y consacrer sa vie.


Trois ans plus tard, en 1995, il achète une parcelle à Mosconi avec un ami — un terroir qu’il juge exceptionnel pour la Barbera. En 1998, c’est Gabuti. Puis d’autres petites parcelles, au fil des années, chaque fois qu’un lopin de terre le séduit plus que ce qu’il possède déjà.


“Je ne vends pas. J’achète pour racheter une autre, plus grande, qui me plaît encore plus.”


Sa vigne la plus précieuse, à Bussia, a aujourd’hui 78 ans. Colonnello, elle s’appelle — un nom qui, dans les Langhe, se prononce avec un respect particulier.


Silvano n’a jamais aimé la manière dont sa région se vend au monde. Il regarde avec un peu d’envie la Bourgogne, la Champagne, leur capacité à se présenter comme un seul front uni. Ici, chacun avance seul, chacun protège sa colline, son nom, sa méthode. Un individualisme qu’il critique — tout en le pratiquant lui-même, jusqu’au bout.


Il se dit “zingaro” — un bohémien. Toujours en mouvement, toujours prêt à repartir. Et pourtant, cela fait plus de trente ans qu’il n’a jamais quitté Bussia.


Sa vie, loin des clichés du vin de prestige : un plat de pâtes aux haricots lui suffit, il conduit une camionnette plutôt qu’une voiture de sport, et il n’a jamais ressenti le besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Il fait ce qu’il veut, quand il veut.


Ses millésimes préférés se comptent sur les doigts d’une main et demie : ‘96, ‘99, 2006, 2010, 2016, 2020. Il en parle comme on parle de vieux amis.


“Je suis né bohémien, et bohémien je resterai.”


Mais un bohémien qui, depuis plus de trente ans, n’a jamais revendu un seul mètre carré de cette terre qu’il aime tant.